vendredi 27 juin 2008

Les vacances ça va un moment...

Bon il est clair que pour le moment ce blog me sert plus à faire découvrir le pays à travers mes WE et mes vacances....et moins à parler des réalités de la vie ici! Le tir est à rectifier et je m'y attèle donc de ce pas!
Aujourd'hui je parcours la presse et je tombe sur un article du Monde particulièrement intéressant. Je vous invite donc à lire, et découvrir des statistiques extrêmement parlantes et qui laissent augurer un avenir pas forcément rieur pour l'Afrique australe!

L'Afrique australe concentre les deux tiers des séropositifs au monde
LEMONDE.FR avec AFP | 26.06.08 | 20h42 • Mis à jour le 26.06.08 | 20h53

'Afrique subsaharienne concentre environ les deux tiers des séropositifs au monde, relève le Rapport annuel sur les catastrophes dans le monde de la Fédération internationale de la Croix-Rouge, publié jeudi 26 juin. Et quelque 22,5 millions de personnes vivent avec le virus en Afrique australe. Cela signifie qu'au moins une personne sur dix est séropositive en Afrique du Sud, au Zimbabwe, au Lesotho, au Malawi, au Mozambique, en Namibie, au Swaziland et en Zambie.

A ce titre, l'épidémie de VIH qui touche l'Afrique australe peut être qualifée, selon la Croix-Rouge, de "catastrophe", au sens où l'entend l'Organisation des nations unies, qui la définit comme une "rupture grave du fonctionnement d'une société, entraînant des pertes en vies humaines, matérielles ou environnementales, dont l'ampleur excède les capacités de ladite société à y faire face".

L'épidémie de VIH a des conséquences sur tous les secteurs de la vie africaine : déclin de la croissance économique, de la productivité et de l'emploi, en passant par l'effondrement des systèmes de santé et d'éducation, les pénuries alimentaires et la multiplication du nombre d'orphelins. "L'ampleur et la gravité de l'épidémie du VIH et du sida auraient pu être limitées, mais l'ignorance, l'opprobre, l'inaction politique, l'indifférence et la négligence ont entraîné des millions de décès", a dénoncé Lindsay Knight, qui a participé à la rédaction du rapport.

FINANCEMENTS INSUFFISANTS

Si les personnes les plus pauvres sont les plus vulnérables face au virus, celles qui se déplacent de pays en pays le sont aussi. La main-d'œuvre migratrice, souvent accusée de propager le virus, en serait en fait une victime, selon le rapport.

Le lien entre la guerre et le virus est également étudié : environ la moitié des pays à taux élevés de VIH ont été touchés par un conflit majeur entre 2002 et 2005. La guerre entraîne des viols, des déplacements en masse, ainsi qu'une désorganisation des services de santé, des programmes sociaux et des systèmes d'éducation : autant de facteurs qui contribuent à exacerber le risque d'infection, d'autant que le recours à la prostitution est parfois nécessaire pour survivre. Cependant, le rapport reste prudent sur le lien entre la guerre et le VIH.

Selon le rapport, les aides financières destinées à la lutte contre le VIH et le sida dans les pays à revenu faible ou moyen ont sensiblement augmenté, mais elles restent nettement insuffisantes pour garantir l'accès universel à la prévention, aux traitements et aux services de soutien.

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