Nous nous l'étions secrètement promis, cet hiver nous irions faire du ski...La paire de ski qui trainait dans le garage de mon boss, et une promesse passée au fil de l'été, nous liait...Maintenant restait à définir quand et comment...Mon boss étant dispo en juillet et comme c'est la meilleure saison pour le ski (le mois de décembre pour les gens de l'hémisphère nord) et bien en moins d'une semaine on cale cela. Il existe deux ou trois stations en Afrique australe...la majorité se trouve au Lesotho, une en Afrique du Sud. Pour nous la plus proche s'appelle Afriski, elle est au Lesotho...ça tombe bien nous n'y sommes jamais allés! Tout est prêt nous partons avec Emilie, mon boss et Nicolas (VIA comme moi). Le Lesotho est à 4-5h de route de Pretoria. C'est un tout petit pays qui est complètement enclavé dans l'Afrique du Sud. Un des pays les plus pauvres du monde, puisque disposant de peu de richesses, et subissant les ravages du Sida!
Nous passons la frontière vers 20h et arrivons à la station vers 21h. Enfin la station c'est un bien grand mot! En fait ça ressemble à un pari entre copains férus de glisse..."et si on faisait une station de ski au milieu de nulle part?". Bref à la sortie quelques chalets et une sorte de bunker comme backpackers et c'est partie....à oui;il y a accessoirement aussi une piste de ski...une seule piste de ski! Nous logeons au bakcpackers parce que mine de rien, pour les sud africains désireux de s'initier au plaisir de la glisse les tarifs sont très chers! Bref je vous dans le contexte...on est à plus de 3000mètres d'altitude, il fait environ -10°c et il n'y a pas de chauffage...ouais ça va être sympa! Bref après une nuit dans un frigo, on peut enfin skier un peu...la neige est très bonne, faite à grand renfort de canons à neige...pas mal de monde, un téléski, et une piste seulement ouverte à moitié!Bref une expérience unique quand on réalise qu'on est en Afrique...Les Sud Africains nous disent que ça leur permet d'entrainer leurs enfants avant d'aller skier en Europe ou en Amérique du Nord...on sent que l'argent n'est pas un problème....
Bref bon WE, le retour au Lesotho est super impressionnant, on passe à proximité de communités humaines super reculées, malheureusement dès qu'on s'arrête on est assailli par des enfants qui viennent mendier...la vie paraît très difficile, en plus des conditions naturelles déjà très limites..
Bon vent à tous
samedi 19 juillet 2008
Avis de grand froid au Lesotho
mardi 15 juillet 2008
18 juillet 1918...ça vous dit quelque chose?
Et bien ce n'est pas la date de naissance de ma grand-mère...non, non elle est née deux jours plus tard!!! C'est la date qui met l'ensemble de l'Afrique du Sud en effervescence...la date de naissance de Mandela et donc son 90ième anniversaire cette année (comme ma grand-mère du reste!) !!!
Alors les célébrations vont bon train dans le pays et à l'étranger aussi...Et nous avons donc eu l'immense privilège d'avoir été invité à Johannesbourg, à l'une d'elle et pas des moindres...En effet la fondation créée par Nelson himself pour les enfants sud africains, célébrait l'anniversaire de son créateur à l'école française, en présence du Prix Nobel et de Rama Yade qui avait fait le déplacement! Alors forcément l'occasion était trop belle...nous accourons!
Alors ce qu'on peut dire c'est que Nelson n'a plus vraiment la pêche, il a vraiment du mal à marcher et je pense qu'il avait fait l'effort pour sa fondation qui lui tient à coeur...mais je pense qu'il n'aspire pas particulièrement à célébrer son anniversaire avec la terre entière!!! Et puis la fondation a beaucoup de sponsors parmi les grandes entreprises sud africaines, du coup on avait l'impression d'un défilé de personnes de grands groupes qui voulait avoir sa photo avec Nelson, et lui super passive...ça faisait un peu de peine. Avant ça nous avons eu droit à des discussions entre les jeunes de la fondation, qui disait que le racisme ça n'était pas beau et qu'il fallait que nous soyons tous frères....discours teintés d'angélisme et finalement lassant à la longue...ensuite Rama Yade, avec qui nous avions inauguré l'alliance française de Soweto la veille, est venue porter la bonne parole à Nelson...elle semblait assez sincère, son discours ce jour là sonnait bien!
Voila donc la rencontre avec le mythe était importante mais je dois dire que l'utilisation du produit Mandela m'a un peu choqué...et j'apprécie plus de voir les photos de Nelson dans son village natal fêter cela en famille!
Allez biz
vendredi 4 juillet 2008
Et finalement le Parc Krüger....
Ca n’est pas que l’on se refusait à tout prix à se rendre dans ce haut lieu du tourisme sud-africain, mais il est vrai que cet aspirateur à touristes ne nous apparaissait pas comme une des priorités dans nos pérégrinations. Alors bien il y a tout ces dimanches après-midi passés à regarder en plein hiver les scènes de chasse d’une bande de lion, ou la vie d’un crocodile au bord d’un point d’eau qq part au beau milieu du Krüger…mais quand meme. Tout cela nous paraissait en effet largement accessible dans de plus petites réserves, moins visitées. Et c’est là qu’est l’erreur en définitive car nous devons reconnaître que nous en avons pris plein les mirettes !
entrée du parc
Tout commence par un concours de circonstance. L’autre VI de l’ambassade doit prochainement s’en aller et se dit qu’il est temps qu’il aille faire un tour là bas avant son départ…à ce que cela tienne nous montons une petite expédition à plusieurs ! Il faut savoir que l’hiver est la meilleure période pour aller observer les animaux, il s’agit de la saison sèche, l’herbe se fait donc moins dense, et les points d’eau rassemblent l’ensemble de la faune de par leur rôle stratégique.
Donc c’est à 7 que nous prenons la route, le parc est tout de meme à environ 5 à 6heures de route de Pretoria. Nous choisissons la partie sud du parc qui n’est pas la plus près mais apparemment celle où les animaux sont le plus nombreux. Il ne faut pas se louper parce que le parc à lui seul est plus grand que
Finalement pour notre première journée nous sommes vite mis dans le bain. Après un réveil aux aurores (4h45) pour maximiser nos chances de rencontre, nous n’avons besoin que de15 minutes pour passer aux choses sérieuses. La faune s’est donnée RDV autour d’une carcasse de zèbre fraichement tué ! Les vautours décrivent de grands cercles dans le ciel et les hyènes hurlent avec leur cri si particulier proche de celui d’un bébé. Et les responsables de tout cela sont encore sur les lieux afin de finir leur dégustation ! Les hyènes et les vautours commencent néanmoins à se faire pressants…les lions finiront encore un peu leur festin avant de céder la place à l’ensemble de ces convives…
Une bande de lions qui regarde les plus balèzes se restaurer
Hyènes et vautours se disputeront les restes...
Nous avons vraiment beaucoup de chance de tomber sur une telle scène, et le moins qu’on puisse dire c’est que le Krüger répond à nos attentes ! La journée sera toute aussi belle avec notamment un guépard nous attendant sur le bitume de la route, des éléphants capricieux qui peuvent être menaçant à l’occasion, des hippopotames anesthésiés par la chaleur….bref une belle collection d’animaux que nous avons pu admirer de près. Le lendemain, finalement une journée toute en contraste, très peu d’animaux à voir, mais des scènes fortes : au détour d’un chemin une hyène solidaire traverse la route, se ravise puis finalement choisie de longer notre voiture telle un gros chien qui s’excuserait d’avoir voulu commettre une pareille imprudence ; un peu à la manière d’ailleurs d’un groupe de 7 lions qui ne faisant pas non plus attention à nous traverse la route. Une lionne sort d’abord de nulle part, suivie ensuite d’une autre, et ainsi de suite ! Ils poussent la provocation jusqu’à passer entre nos deux voitures et s’étaler dans le fossé histoire que nous puissions les observer encore un peu….Mais finalement nous n’avons pas semblé exister à leur yeux….le lion justifie là sa réputation de roi de la faune !
Des lions au détour d'un virage...des gros chats en définitive!
Quand je vous dis qu'ils étaient tout près!
Un guépard qui fait bronzette...(très rare car le guépard bronze très mal!)
Hippo relax!
La buvette locale...
Transport de babouins...
Voila donc une excellent WE, assez épuisant en définitive, parce que pas beaucoup de sommeil et beaucoup de route mais très riche en émotion…Et ça n’est pas notre trajet retour qui nous démontrera le contraire…plusieurs cadavres au retour de personnes ayant voulu traverser l’autoroute et qui n’ont pas eu de chance. En effet il y a peu j’avais vu sur Internet qu’un bouquin était sorti référençant les pays les plus dangereux en terme de conduite. L’Afrique du Sud y figurait en bonne place…pas étonnant.
Et puis comment ne pas terminer le WE par la finale de l’Euro de foot ! Et pas n’importe où puisque nous étions avec des Allemands pendant leWE nous avions le devoir d’aller supporter l’équipe nationale à l’école allemande de Pretoria ! On y retrouve une faune là aussi surprenante…un petit bout d’Allemagne à l’autre bout du monde….malheureusement ceux de Vienne n’ont pas su faire prolonger la fête !
Bon vent…
vendredi 27 juin 2008
Les vacances ça va un moment...
Bon il est clair que pour le moment ce blog me sert plus à faire découvrir le pays à travers mes WE et mes vacances....et moins à parler des réalités de la vie ici! Le tir est à rectifier et je m'y attèle donc de ce pas!
Aujourd'hui je parcours la presse et je tombe sur un article du Monde particulièrement intéressant. Je vous invite donc à lire, et découvrir des statistiques extrêmement parlantes et qui laissent augurer un avenir pas forcément rieur pour l'Afrique australe!
A ce titre, l'épidémie de VIH qui touche l'Afrique australe peut être qualifée, selon la Croix-Rouge, de "catastrophe", au sens où l'entend l'Organisation des nations unies, qui la définit comme une "rupture grave du fonctionnement d'une société, entraînant des pertes en vies humaines, matérielles ou environnementales, dont l'ampleur excède les capacités de ladite société à y faire face".
L'épidémie de VIH a des conséquences sur tous les secteurs de la vie africaine : déclin de la croissance économique, de la productivité et de l'emploi, en passant par l'effondrement des systèmes de santé et d'éducation, les pénuries alimentaires et la multiplication du nombre d'orphelins. "L'ampleur et la gravité de l'épidémie du VIH et du sida auraient pu être limitées, mais l'ignorance, l'opprobre, l'inaction politique, l'indifférence et la négligence ont entraîné des millions de décès", a dénoncé Lindsay Knight, qui a participé à la rédaction du rapport.
FINANCEMENTS INSUFFISANTS
Si les personnes les plus pauvres sont les plus vulnérables face au virus, celles qui se déplacent de pays en pays le sont aussi. La main-d'œuvre migratrice, souvent accusée de propager le virus, en serait en fait une victime, selon le rapport.
Le lien entre la guerre et le virus est également étudié : environ la moitié des pays à taux élevés de VIH ont été touchés par un conflit majeur entre 2002 et 2005. La guerre entraîne des viols, des déplacements en masse, ainsi qu'une désorganisation des services de santé, des programmes sociaux et des systèmes d'éducation : autant de facteurs qui contribuent à exacerber le risque d'infection, d'autant que le recours à la prostitution est parfois nécessaire pour survivre. Cependant, le rapport reste prudent sur le lien entre la guerre et le VIH.
Selon le rapport, les aides financières destinées à la lutte contre le VIH et le sida dans les pays à revenu faible ou moyen ont sensiblement augmenté, mais elles restent nettement insuffisantes pour garantir l'accès universel à la prévention, aux traitements et aux services de soutien.
dimanche 8 juin 2008
Bafana Bafana!!!
Ce week end avaient lieu les éliminatoires pour la prochaine coupe d'Afrique des Nations de football. L'équipe Sud Africain, qu'on appelle les Bafana Bafana (les enfants-enfants) était donc de sortie! Et comme cela se passait pas loin, pourquoi ne pas aller les voir?
vendredi 30 mai 2008
Mozambique bis repetita
Salut,
Et bien pas simple de suivre le rythme qu'impose ce blog, en effet je vois que mon dernier message date déjà un peu! Donc voici des nouvelles plus fraîches de retour d'une mission au Mozambique...
Ces quelques mots pour vous faire partager mes impressions sur cette ville de Maputo, qui est la seule finalement que je connaisse du pays!
Cette fois-ci ma mission "enjambait" un We et il m'a donc été facile de prendre un peu plus mon temps pour découvrir cette ville à pied et en apprécier les contours, les usages. C'est donc plus facile d'en parler dans ces conditions.
Pas de programme clairement défini au départ si ce n'est la visite du musée de
Pas génial de circuler en bagnole à Maputo!
Il est troublant de constater combien la vie semble, à Maputo, presque ilienne. Un peu à la manière d'une longue attente de la venue d'un improbable bateau.Pas simple de comprendre qu'est ce qui matérialiserait ce navire et justifierait cette attente...en tout cas dans l'ensemble de la ville cette même impression (sans doute celle que l'on rencontre dans beaucoup d'autre pays d'Afrique), des gens posés sur des bancs, assis sur un trottoir ou allonger dans l'herbe et attendant que le temps s'écoulent, qu'une nouvelle journée commence et que celle-ci se termine... le lendemain sera sans doute similaire au jour précédent. Les raisons de ces comportements sont sans doute à rechercher dans l'histoire récente du pays..Je dois dire que là dessus j'ai été un peu éclairé par certaines rencontres. En premier lieu ce qui m'est apparu c'est que la colonisation portuguaise semble avoir été relativement moins brutale que celle conduite par les autres pays européens sur le continent, mais il n'apparait pas que les Portuguais aient notablement développé l'exploitation des ressources (y on quand même légué un barrage!), son potentiel agricole est notamment complètement sous exploité. Résultat les Mozambiquains aujourd'hui ne mangent pas à leur faim...et fuient chez leur voisins sud af'..(on a vu comment ils sont reçus d'ailleurs!). Le Mozambique comme beaucoup de pays d'Afrique a connu ses mouvements de libération au sortir de la 2nde guerre mondiale. D'après ce que j'en ai compris, lors de la révolution des oeillets au Portugual, le front de libération du Mozambique FRELIMO, guérilla qui avaient ses bases à partir de
Honneur à Samora Machel, le chef historique du FRELIMO
Honneur aux copains du régime!
La villa Algrave: quartier général de la PIDE, les services secrets de Salazar
Faut pas déconner à l'approche des bâtiments officiels!
Et depuis 1992 peu d'investissements dans les infrastructures, un régime verreux au pouvoir ce qui freine les velléités des investisseurs étrangers, hormis les Chinois au nom de l'amicale communiste et du quasi monopole qu'ils peuvent avoir...gniagnia!
Donc globalement le pays vit sous une forme de léthargie puisque rien ne bouge et aucun avenir n'est offert au population, qui souffre par ailleurs d'un faible niveau d'éducation...la seule ressource viable semble être le tourisme, notamment grâce aux sud af qui débarquent par milliers en décembre pour aller manger des crevettes et faire du jet ski sur les plages superbes au nord du pays. Mais la manne ne semble profiter qu'à un petit nombre, la première vision du pays en sortant de l'aéroport demeure celle d'un bidonville immense qui relie l'aéroport à la ville. Le président, comme aux grandes heures de la guerre civile, se trimballe dans la rue avec une escorte pléthorique au sein de laquelle on peut apercevoir une ambulance et un camion pompier! Le lieu où il passe la nuit serait encore apparemment un secret d'Etat! Bref un pays qui ne semble pas encore sortit de l'auberge.
Pour en revenir à moi dans tout cela et bien c'est dans ce contexte que je redécouvre la ville; partir à l'abordage de cela n'est pas une mince affaire. La maîtrise du portuguais n'étant pas ma spécialité je m'arme de mes faibles connaissances en espagnol (merci Paola!) et je transforme cela à la sauce madère! Mais il s'agit surtout pour moi d'arpenter le maximum de cette ville, ses quartiers résidentiels notamment pour avoir une idée de la vie ici aujourd'hui ici. Je m'aperçois d'abord que les monuments souffrent d'un manque d'entretien, signe de la décrépitude de l'Etat et des finances de ses habitants. Ensuite les commerces ici me font penser à ceux déjà aperçus dans les coins les plus reculés d'Europe de l'Est avec pour caractéristiques: pas à la première mode, et beaucoup de librairies...Après il reste l'ensemble des magasins dans les "malls" chinois, c'est plus mode mais toujours peu engageant. Alors ce qui reste de ces déambulations c'est surtout les scènes de la vie quotidienne, le sport (ultra présent dans cette ville et puis quand on a pas d'argent c'est toujours mieux de faire du sport....ou de picoler...y a pas mal de personnes qui ont ça comme hobby à coté des plages) et surtout les anciens quartiers résidentielles portuguais, dans lesquels on a parfois l'impression que le temps s'est arrêté! C'est toujours aussi fascinant et je ne manque pas d'imaginer la ville au temps où elle s'appelait Lourenco Marques et que les grands paquebots y faisaient escales!
Encore quelques jolis bâtiments..mais pour combien de temps encore?
Les plages de Maputo sont également plutot chouettes!
Et puis dernier détail, mais il est vrai que la cuisine ici vaut le détour!
Autrement au niveau de mon boulot sur place, ce fut assez intéressant de piloter conjointement avec mon boss ce concours d'architecture! Le jury a semble-t-il fait un choix intéressant de 5 architectes, mais malheureusement aucun africain! Autrement j'ai eu pour une fois l'honneur d'être reçu à déjeuner par l'ambassadeur sur place, et je peux maintenant répondre à cette fameuse interrogation: on ne sert pas de Ferrero-Rochers à la fin du repas!
A la prochaine...
jeudi 8 mai 2008
Qwaqwa, Durban, Cape Town en une semaine...qui dit mieux?
De retour après une bonne grosse semaine de vacances mais bien intense!
Et oui on a remis en route la machine à crapahutes et on a fait réparé la voiture pour nous précipiter sur les routes ...Il y a qq temps j'ai réalisé qu'un coup de vacances paraissait possible avec l'enfilade de jours fériés (ils sont un peu différents ici mais globalement çà pouvait être intéressant pour une semaine..et non deux comme en France!). Bref un peu à la dernière minute il nous a fallu ébaucher un plan de vacances...trop dur!..on s'en sort quand même et on déniche une rando de 4 jours en autonomie dans ce qui était l'ancien bantoustan du Qwaqwa! Autant dire que sonnait un peu creu à nos oreilles, mais une fois trouvé sur la carte, à la frontière entre la province du Free State et le Lesotho, on décolle! Et quelle belle trouvaille! Franchement, pour un vrai bol d'air frais ce fut réussi...donc au programme quatre belles marches avec des huttes à la fin de chaque jour...des huttes simples, sans électricité, éclairage à la bougie mais eau chaude via un chauffe-eau solaire. A nous de prendre duvets, vêtements, bouffes.
Ils doivent passer la nuit en altitude dans le bush...
(à mettre en parallèle avec la précédente photo!!!)
Bref une bonne pause...nous avons fini la rando à deux finalement puisque différents programmes existent. Maintenant on se dit que c'est réellement la meilleure façon de découvrir le pays, puisqu'elle nous offre la possibilité de rencontrer des gens, de nous confronter à des paysages brutes et on n'est pas réellement dans une offre marketing up market comme on n'en trouve de partout à travers le pays pour les étrangers fortunés! Ici, on marche sur des projets de développements de communautés financés par les provinces. On constate que le suivi fait défaut et que les personnes ne sont pas toutes formés pour assurer l'entretien de la structure ou du projet...rien à voir avec les lodges somptueux et c'est tant mieux!
Suite à notre escapade, il nous restait trois jours et nous avions le choix entre retourner à Prétoria et aller à Durban, deux points équidistants par rapport à notre emplacement...La décision fut vite prise...on appelle Nadia mon ancienne propriétaire là bas et on l'informe de notre présence au bord de l'océan indien...nous avons intérêt à rappliquer chez elle sinon ça va barder pour nous!!! Et là, on passe donc trois jours en famille, reçu comme des pharaons (ils sont égyptiens...je m'adapte)...Cette escale nous permet de retourner à des endroits qu'on apprécie particulièrement dans la ville, d'en constater les évolutions et de faire des découvertes (des ruelles typiquement indiennes en plein milieu du centre ville).
Nous repartons le jeudi après des adieux chaleureux avec nos supers hôtes pour nous avaler d'une traite les 700 kms qui nous séparent de la capitale. Vendredi matin retour au boulot et vendredi après midi nous repartons déjà pour Cape Town cette fois! 1500kms au sud...on prend l'avion ça sera moins sportif!J'ai une mission du lundi au mardi donc on en profite et nous arrivons dans cette superbe ville pour la première fois pour Emilie et la deuxieme pour moi...Un We relax à la découverte de cette ville qui est beaucoup plus ouverte que les autres villes du pays...Le centre est plus facilement pratiquable à pied, plus vivant également, on y trouve une histoire beaucoup plus ancienne que dans le reste du pays puisqu'il s'agit du point de départ de ce qui s'appelera beaucoup plus tard l'Afrique du Sud..et les métissages de population sont également très importants dans la mesure où le Cap a été au fil des siècles une place d'échanges et de convergence pour les esclaves du monde entier: Chinois, Indonésiens, Africains, Indiens, Japonais!, Malais...Donc au programme visite du musée des esclaves, sillonnage du centre ville, passage sur le sea front, escapade sur la presqu'ile du Cape Point et soirée dans un quartier étudiant assez animé entre dénichage de vieux bouquins et musique live! Dimanche, direction Stellenboch, la ville universitaire à 1/2 du Cap. C'est là que les fondements de la théorie d'apartheid sont apparus, il n'en demeure pas moins qu'il s'agit d'une charmante bourgade, assez huppée certes. Bref nous ne sommes pas servis par un temps magnifique, bien au contraire, mais on continue direction Franschoek, pour la traditionnelle ballade dans l'épicentre de la culture française en Afrique du Sud... Cette petite ville en plein milieu des meilleurs vignobles sud af est en effet le lieu dans lequel la majorité des huguenots débarqués ici à la fin du XVIIe s s'est installée. Ils ont bâti leurs fermes, cultivé leur vigne, et ont été très vite assimilé par les Afrikaners. Seuls les noms de famille et ceux des fermes sont restés, et on a présent une petite ville où le drapeau français flotte un peu partout mais surtout pour un dessein commercial! Par contre le musée local est intéressant et retrace bien le parcours des premières familles, le pourquoi de leur départ, et les descendants célèbres qu'ils ont laissé à l'Afrique du Sud...au premier rang desquels on trouve un certain Frederik De Klerk!
A plus













